Maroc’n roll
La vie selon Zacharia, habitant de Safi, homme de 55 kg tout mouillé : « Tu vois mon ami, il y a des bons, mais aussi des fois il y a des cons. Et quand ils sont cons, moi je les frappe parce qu’chui un bon. Tu vois alors je les frappe fort, moi j’ai lu les livres, le karaté, le koumefou, le taichi, je sais tout, tu vois alors je frappe fort et les cons ils deviennent bons. Parfois ils sont très gros très fort, alors là je cours, très vite je cours. Des fois il y a aussi des bons qui sont un peu con, alors là c’est pas grave, je les frappe pas. Toute façon c’qui compte c’est que ton mental il soit bien vide comme ça tu es bon……… » Arrrh la philosophie orientale y a que ça de vrai.
Bon à part ça, nous sommes partis à Essaouira avec arrêt baignade en route, vindiou elle est froide ! Pour voir notre trajet depuis le mois de Décembre cliquez ici !!!
A Essaouira, nous découvrons un Maroc plus touristique mais aussi une très belle médina peuplée d’artisans et artistes.
Il y fait bon vivre un moment même si les relations avec les locaux ne sont pas aussi franches qu’ailleurs. Enfin il y faisait bon vivre, les 12 premières heures avant qu’une tempête ne vienne nous distraire pendant quelques 6 jours, avec des variations en force et direction ainsi que des trombes d’eau. Le vent du sud nous a parfois balancé des rafales à 100 km/h. Un vrai régal vu que le port est petit et qu’un ressac important s’y installe volontiers. Nous étions amarrés à couple de « Sandalsuud » de Marco et Margarida venus du Portugal, et « Chekspire » avec Adeline, Tof, leur petite Nur et leur petit chinois Jeff, mais le mauvais temps rendait la chose de plus en plus périlleuse. 
Du coup nous maneuvrâmes comme des as par 50 nœuds de vent sous la houlette de notre très courageux capitaine Sieur Loïc assisté de Môssieur Perkins. Enfin bon, nous avons tous passé la journée sous les bourrasques à vouloir attacher nos rafiots qui dansaient la gigue avec tous les bouts de cordes à traîner. Nous nous sommes amarrés à un bateau de promenade marocain pour alléger les deux autres voiliers. Marco a quand même vu sortir son hélice de l’eau sur un coup de tangage !! Pendant les 5 jours suivants le ciel a soufflé et pissé et nous nous avons mangé comme des chancres !!
Et oui entre la cuisine marocaine, Rico le cuisto et les deux autres bateaux il y avait de quoi faire. La mer est devenue rouge de toute la terre charriée depuis les montagnes, les rues sont devenues des étangs mais inchalla demain il fera beau.
Hier, un retour au presque beau nous a permis de quitter Kala nag qui commençait franchement à devenir un boulet à cause de la surveillance continuelle qu’il demande.
Nous sommes partis rendre visite à la famille Berbère de Rico. Un voyage ma foi rondement mené : un thé à la menthe, 1h de grand Taxi mercedes à fond la caisse, un thé, des brochettes, un thé, 2h30 de REnault TRaffic sur piste défoncé à 26 personnes, 10 bouteilles de gaz, 5 sacs de ciment et des trucs, arrivée au village dans les montagnes à 16h30, couscous avec la famille, thé, 18h retour au bord de la piste pour trouver un véhicule pour rentrer garder le petit bateau, sic ! On ne voulait pas repartir, la montagne est magnifique,
Saidoun, Fatma et leurs enfants nous ont accueilli comme seuls les marocains savent le faire alors que nous ne parlons aucune langue en commun… Alors on fait les vieux ringards et on vous dit à tous : si vous rencontrez des marocains en France, ouvrez leur vos portes et vos sourires parce que tous les jours ici au Maroc nous sommes bichonnés et nous avons honte, vraiment honte, à la pensée de ce qu’il leur arriverait si ils visitaient la France… 
Nos amis en voilier sont tous partis vers les îles Canaries trouver le soleil et la chaleur, nous avons failli les suivre car ici il CAILLE vraiement et en plus ils sont tous sympas. Nous avons résisté à la tentation et nous sommes partis à Marrakech Arnakech pour quelques jours, Kala nag lui il est tout seul au bout de ses aussières au port d’Essaouira, gardé par le petit Saïd. Rico prends l’avion demain pour la France et nous nous visitons cette belle ville en folie. Charmeurs de serpents, musiciens Berbères, magiciens et acrobates se relaient sur la grand place dans un grand bazar assurément oriental… Les souks débordent d’objets magnifiques et les vendeurs essaient de nous séduire, c’est le grand jeu! Des photos dans nos albums et la suite sur Marrakech au prochain numéro… Beslama !





