Après sa pose boulot, Kala nag a enfin repris la mer. Quel pied de se sentir libres à nouveau et en route vers l’aventure ! ![]()
![]()
Après deux jours de plein farniente passés à Corralejo sur Fuertaventura, nous prenons la direction de Tarfaya au Maroc. A nous le Sahara et la coupe du monde de foutcheuballe ! Nous avons tout de même quelques appréhensions car nous avons très peu d’informations sur ce port et la destination semble oubliée des marins. Il est 1h22 du matin, tout glisse, le pilote automatique barre et la nuit est belle même si un peu agitée. Sur le matin, je découvre soudain qu’un gros habitant de la mer nage à quelques tout petits mètres de nous. Elle est là ma baleine (requin, globicéphale, pingouin géant, sous-marin russe ??? à priori un orque) tant attendue, son grand dos gris anthracite sort de l’eau sur 2 ou 3 mètres de long laissant apparaître son orifice respiratoire. C’est gros, c’est très près et ouahou mes genoux flageolent… La bête sonde et je vois passer sous l’eau une grosse masse blanche juste devant l’étrave. Aïe aïe, ne te fâche pas on est juste de passage dans ton aquarium !
Vers 13 h, Tarfaya se profile enfin sur l’horizon et nous entrons dans ce petit port où règne une folle activité de dragage bicause un ferry Espagnol doit y faire prochainement une entrée test. On nous hèle de tout côtés, nous souhaitant la bienvenue. En quelques manips Kala nag se retrouve amarré bien au chaud entre un remorqueur et Askenean.
Peu habitués aux visites, les officiels ont les mains qui tremblent en remplissant la paperasse et ils redoublent de gentillesse. La première visite à terre est surréaliste, hors du temps, tant le contraste avec les Canaries-touristes-rougeauds-en short-gogoland est grand.
Tarfaya est une petite citée fortifiée plutôt décrépie, hors des axes de circulation, les gens sont plutôt désoeuvrés, le climat est loin du cliché saharien. Une brume stagne en permanence sur la ville rendant l’atmosphère humide et lourde mais heureusement peu chaude (25°C). Mais il y a les habitants et c’est eux qui font tout : Que de sourires, de conversations, de bienveillance. Vestige d’un passé plus glorieux se dressent quelques beaux restes d’édifices et surtout un musée de l’aéropostale qui rappelle que Tarfaya était une escale de choix sur la route de du courrier. Antoine de Saint-Exupéry y a d’ailleurs écrit le Petit Prince.![]()
![]()
Nous avons regardé la finale du foute à la terrasse d’un café. Le Maroc entier était pour la France mais il ya eu défaite et nous passons le reste de notre séjour à discuter du geste de Zidane avec les locaux ! Chacun y va de sa théorie, on rigole !
C’est bon le Maroc ! Au Hammam nous rencontrons une famille qui nous invite aussitôt au thé puis à manger. Radija et Mohammed Kamal, leurs enfants Bouchara, Abdulha, Farha, Hajar et Amani nous font passer des moments inoubliables que nous sommes contents de partager avec Bruno, le père de Loic, Maider et Marie. Nous nous gavons de poisson en tout genre, la pêche étant très fructueuse dans ces parages. ![]()
Tarfaya est une escale qui restera dans nos mémoires, que nous referons peut être plus tard et qui remet encore une fois certaines choses à leur place pour chacun… Avant de partir Mohammed nous dit « restez encore une journée avec nous, ne nous oubliez pas, venez vous installer à Tarfaya, y créer une activité », il est un peu triste parce que la vie semble morne pour les gens cultivés et l’avenir malgré les apparences ne semble pas promettre beaucoup plus de dynamisme. Bien sûr, si la ligne de ferry entre les Canaries et Tarfaya se concrétise les choses vont évoluer mais le revers de la médaille c’est que l’activité principale locale à été supprimée pour ce projet : tout les gros bateaux de pêche à la sardine ont été virés de Tarfaya pour laisser le quai libre. Il ne leur reste plus que les petites barques et l’espoir que les voyageurs du ferry daigneront s’arrêter chez eux. Bonne chance Tarfaya et merci pour l’accueil !
Le retour s’est passé sans problèmes, avec un beau mouillage rouleur dans une crique sauvage de Fuertaventura.
Nous avons retrouvé Arrecife et récupéré Yvan le frère de Loic pour une semaine de ballade entre Lanzarote et Graciosa. Yvan et Bruno découvrent les joies de la navigation au près, la plongée en apnée dans les eaux claires de la Graciosa et les beautées cachées de l´île.
![]()
Dimanche dernier j’étais tranquille, j’étais peinard, je barrais tranquillement notre canote lorsque tout à coup j’ai été attaquée par les envahisseurs.
Et oui, sans prévenir, les sournois « Bakt » et « Rie » , se sont introduit chez moi pour m’envahir. Entrés par je ne sais où, ils ont trouvé le tunnel secret menant à mon rein et s’y sont engouffrés pour s’y cacher. Pourchassés par mes sentinelles, ils ont vite obstrué la sortie avec les deux cailloux qui traînaient vainement dans mon rein.
Fort de leur victoire « Bakt et Rie » se sont mis à copuler tant et tant que ce dernier s’est rapidement transformé en cocotte minute prête à exploser. Une seule solution : se rendre à l’Ôh pital, centre de contrôle des envahisseurs. Là bas, un des guerriers en vert est tout de suite parti les pourchasser, grâce à sa caméra il a pu trouvé le tunnel par lequel ils s’étaient enfuis et y a enfilé une paille microscopique pour déloger « Bakt & Rie » et leurs enfants » et repousser les pierres bloquant l’entrée. Ils ont déversé du fluide dans tous mes canaux pour les exterminer de tout côtés. La bataille serait longue. Depuis, je gis quelque part sur un lit, au sein de la fourmilière de l’Ôh pital.
Une multitude de hommes et de femmes en blanc s’occupe de moi inconditionnellement jour et nuit et avec le sourire. Toutes les entrées et sorties sont maîtrisées, contrôlées, analysées, quantifiées. Tout n’est plus que poches et tubes.
Mais les envahisseurs reculent inexorablement au fil des jours et bientôt je reprendrai le contrôle. Il me restera cependant à trouver un autre guerrier en vert qui avec son pistolet laser fera éclater les pierres de mon rein pour éliminer tout risque nouveau.
Ah c’est pas facile tous les jours ! Conseil pour les filles : c’est LE régime amincissant de l’été !
Enfin ça y est je suis sortie de là, nous laissons le bateau à la Graciosa et nous partons demain en vacances en avion en France, un très beau pays à ce qu´il parait.





