Si ça continue il va falloir modifier le thème du blog : remplacer « voyage à la voile » par « réparation d’un sabot pourri » ou « moisir aux Canaries avec 10 varangues dans le sac ». La petite vidéo ci-dessous vous rendra d’ailleurs compte des légères avaries du navire.
Quel phénomène a bien pu décoller toutes ces belles varangues ? Réponse proposée par Tof en image … clikez….
Heureusement, les rencontres avec des gens sur de vrais bateaux qui flottent et qui prennent presque pas l’eau nous remontent le moral et nous donnent envie de persévérer pour retourner au plus vite à la mer…
Marion et Tof, leurs enfants Titouan et Lilou, nous ont offert une bonne bulle de décompression et de rigolade, on les aurait bien suivis vers le Cap Vert… ![]()
(En plus comme ils sont nuls au Jungle Speed ça flattait notre ego et on en ressortait grandis.) Visitez leur blog, plein de bonne humeur et de bonheur en famille sur l’eau. Encore une nouvelle amitié à qui nous disons à bientôt et bonne route !!!![]()
Scie, scie, meule, visse, visse, colle, peint, rape, rape, ponce, ponce, ponce, reponce, mange, mesure, pense, scie, cloue, colle, enduit, râle, râle, peste, colle quand même, mange, bière et enfin Dort…
Telles sont nous journées, alors, pour les baleines, les requins furieux, les sirènes, les îles paradisiaques et les sauvages cannibales il va falloir vous serrer encore un peu les coudes (ou la ceinture au choix) et attendre que nous repartions… Tiens regardez une belle image d’un coup de Sircocco comme il nous en arrive assez souvent. Loïc a fabriqué un satellite en contreplaqué pour pouvoir effectuer ce cliché remarquable.
Ah ! si ! Une petite anecdote truculente pour nous qui vivons sur une île où il ne se passe jamais rien de particulier, même pas de pluie, juste un poil de consanguinité entre les 7 familles (ils n’ont pas encore pensé à éditer le jeu de carte souvenir) et le prix des fruits et légume qui fluctue du simple au septuple… Et bien un matin il y avait une drôle de barque sur la plage, pas très catholique puisque plutôt musulmane, et ben oui c’était des vrais immigrés clandestins comme à la télé. Les pauvres, pas de bol, ils ont atterris en pleine nuit sur la plus petite île désertique des Canaries, ils se sont vite enfuis vers les volcans mais les militaires en hélico n’ont pas mis longtemps pour en choper la moitié.
Les autres se sont fait tout simplement épingler au supermarché alors qu’ils achetaient à manger (ils volaient même pas, bof). Du coup, le bled s’est retrouvé en émoi et chaque visite chez un commerçant nous a éclairé un peu plus sur les faits. Finalement, nous avons été surpris par la réaction des locaux qui se sont irrités des gestes rudes de la police envers les clandestins, qui trouvent qu’il est normal que les pauvres essaient d’améliorer leur sort en migrant et que finalement à bien y regarder eux aussi sont des descendants d’émigrants espagnols ou sud-américains et que un jour ça pourrait bien leur arriver à nouveau si l’économie des Canaries s’effondrait… et toc.
Et au fait : bonne année à tous !!!





