Qué calor à Ziguinchor !
Kala nag tanqué dans la mangrove et nous à pied dans la savane : c’est le temps de la récompense, tant et tant d’efforts pour construire puis réparer ce bateau semblent enfin trouver leur sens…
Cachouane, Egueye, Elinkine, Pointe Saint Georges, Ziguinchor, des noms qui fleurent bon l’aventure dans les bolons (bras et méandres du fleuve). On n’arrête pas de découvrir. La mangrove nous entoure et regorge d’oiseaux, le martin-pêcheur local se laisse approcher de très près, les pélicans font des vols style bombardier, les hirondelles de sablent piquent en rase-mottes. 
Le matin on se lève avec le soleil et le reste se déroule tout seul, on décide de manger vers 12h30 et puis on se retrouve finalement trois heures plus tard à une dizaine sur la natte sous un arbre à manger des huîtres de palétuviers grillées arrosées au Bounouk frais (vin de Palme), on part ensuite à pied rendre visite à un village un peu isolé, on finit dans un grand match de foot avec les gamins pliés en deux devant le faux gardien de but gaffeur.
C’est tellement simple de bien s’entendre sans pour autant empiéter sur la vie des autres. Fini la mode, les voleurs, les mesquins, les arnaqueurs, les vantards, les gros cons, qu’ils soient blancs ou noirs, ils ne traînent pas trop par ici. Il suffit de changer de bolon, il y a peu de voiliers donc on choisit sa compagnie. Il y a tant de gentillesse chez les Casaçais que toutes les relations sont simplifiées, on cause de tout et bien par ici. 
A Cachouane on fait des pizza dans le four à pain de Papys et puis on sort les guitares et les tubes, ils répondent par le djeumbé et tout ça fini dans une ambiance d’enfer et plein de dents blanches qui rient dans le noir !
A Pointe-Saint Georges, Terence le boutiquier, nous a donné du poisson et le lendemain Guillaume lui a fait un pain.
Antoine qu’on connaît depuis 5 mn maxi nous propose de revenir une autre fois pour partir à pied visiter le village de sa famille. A Egueye, Elhadj redouble de questions sur les voiliers et l’amitié se tisse pour de vrai. 
Du coup, on doit repasser par là pour faire un ponton, par ici pour faire une petite brochure du campement, ailleurs pour voir comment on plante le riz, deux ou trois familles à visiter, enfin bon le stress quoi !
Pour le moment nous sommes à Ziguinchor, capitale de Casamance aux températures très très estivales, tout les atouts de Dakar sans les défauts, on aime, on visite. Les voiliers sont mouillés devant un hôtel qui fourni Internet et la baignade dans la piscine (moyennant finance). Pas de refus, il fait 40°C à l’ombre en pleine journée…
Charlotte et Guillaume ont partagé ces premiers jours en Casamance et notre émerveillement. Pour nous c’est vraiment important d’avoir des amis « terriens » de notre vie d’avant qui savent ce que nous faisons et qui rencontrent en même temps les nouveaux amis « marins ». Je n’aime pas ces définitions terriens et marins mais bon c’est pratique pour expliquer. D’ailleurs la mayonnaise a tellement bien pris que nous sommes épuisés par ces dix jours de fêtes !!! Ils sont remontés dans l’avion jeudi et ça nous a fait tout drôle…
Encore quelques jours de ville et de communication interplanétaire et hop nous repartirons dans les bolons. Djouloulou et chsaipaou avec Corianaze c’est là qu’on va !
Tiens au fait, Loïc s’est fait une tête de rockeur, en vrai c’est parce qu’on l’a chopé avec la tondeuse en main…




















