Santa Maria et São Miguel
Qu’avons nous fait de nos 10 jours aux Açores ?
Primo, nous avons débarqué à Santa Maria et très rapidement fait connaissance avec un bon tiers de la population adulte qui nous a largement abreuvé et nourri. Nous n’avions pas compris au premier abord le message du douanier qui nous disait « allez payer le droit de stationnement au bureau du port, ce sera deux euros environ et après vous n’aurez plus rien à payer », et bien effectivement, durant deux jours les uns et les autres se sont relayés pour nous emmener aux fêtes diverses et variées. Le premier soir nos petites jambes privées d’exercice pendant 20 jours ont crié famine et nous avons dansé jusqu’au matin (regardez le résultat sur les pieds de Ronan, il a fait fondre le lino de la piste de danse).
Une visite en stop de l’île a fini de nous convaincre sur son côté paradisiaque. C’est décidé quand nous aurons marre de naviguer nous viendront nous installer à Santa Maria.

L’amitié locale devenant trop dure pour notre santé nous avons appareillé pour Sao Miguel et découvert que la Marina de Ponta Delgada était beaucoup moins Rock n’roll… Ceci dit un peu de repos et de la bonne bouffe n’était pas de trop.
Nous avons renoué avec la vie terrestre européenne : les lessives en machine avec adoucissant, les temples de
la consommation où nous errâmes tout un après-midi la langue pendante et la Visa dégainée, la location de voiture à grands frais pour admirer les beautés naturelles (dont le brouillard persistant et le cul des vaches), les restaurants viande-oeuf-bacon-riz-frites-gras… Une joie.
Les îles sont absolument bucoliques : hortensias par milliards, fougères, forêts… Tout est vert et valloné, il ya même des fonds de vieux volcans qui font bloup et prout du souffre. Nous avons gorgés nos corps de verdure en vue du nouveau départ en mer. Guy, notre président à vie, avait dit : « Vous trouverez à Sao Miguel des rivières de crème fraiche, des arbres à jambons, il coulera le miel et le lait bleu des hortensias fait un fromage bien meilleur que le piètre Roquefort, les arbres croulent sous les fruits exotiques… », et bien c’est tout à fait vrai !
Alors ça y est nous sommes prêts à reprendre la mer vers DOUARNENEZ. Les gars pensent que nous mettrons 5 jours, la raison 10 et moi je pense que ce sera 15, donc 5+10+15 = longtemps. A bientôt.
Emma Loïc Ronan
Sur ARZ N AEL












