De Tanger nous n’avons rien vu, nous avons juste renoué avec la bonne cuisine marocaine et dormi dans un bon hôtel avec la voiture à l’abri. Le lendemain l’autoroute nous a mené à toute berzingue vers El Jadida. La route est très bonne et sur le bas côté se succèdent troupeaux de vaches, de moutons (qui vont bientôt passer à la casserole pour la fête de l’Aïd) et troupeaux de poulets (à moto munis de jumelles radar qui font un carton sur les chauffards). Il est vivement recommandé de respecter les limitations de vitesse, même quand c’est 40 km/h pendant 10 bornes, et puis, ça permet de profiter du paysage…


En 500 km, on passe du « Pizza Hut » aux huttes et du 4×4 Wolksvagen « Touareg » aux 4L Berbères. Bref, le Maroc c’est plus que jamais le contraste entre 2007 et 1427.

A El Jadida, on prends la route de la côte qui est en bon état et pas trop fréquentée. Nous arrivons à Oualidia (520 km de Tanger, 6h de voiture) une petite station balnéaire très calme à cette saison.
C’est un endroit naturel splendide avec une crique fermée par des rochers (idéale pour la baignade), on se loge à « L’araignée gourmande » sur la plage. Comme c’est l’hiver, les prix descendent presque tout seuls de moitié et ça permet de profiter d’endroits assez chics pour 200DH à trois.
A Oualidia nous avons retrouvé la mer et l’été. Fini les chaussures, les blousons, il fait 25°C. C’est tout simplement génial. Les maux de gorges qui trainent disparaissent comme enchantement. Encore !!!


Entre Oualidia et Essaouira, il y a un peu plus de 3 heures de route, avec un petit arrêt déjeuner sympa à Safi.

Essaouira, c’est un peu la maison. Nous retrouvons très vite les copains rencontrés lors de notre séjour en bateau de deux mois début 2006.
C’est super de revoir Hassan, Otthmane, Naima et Abdelkarim.
On prend des chambres chez une amie d’amie et nous voilà partis dans le dédale de la Médina. On s’envoie un bon tajine dans un bon resto pour fêter ça (agneau aux amandes et aux figues, boeuf aux abricots confits…). On fait aussi quelques provisions pour plus tard : des olives noires, du safran, des épices, des photocopies de passeport pour la douane… 
Au port, nous retrouvons Omar, le jeune gardien du bateau pour touristes ainsi que Mohammed le capitaine. C’est très touchant parce qu’ils se souviennent de nos prénoms et ont gardé les photos que nous leur avions imprimées lors de notre passage.
- Et la famille ? Ça va ?
- Oui, coulchi bzien ! Et toi ?
- Moi, ça va Allahmdoulila !
- Et la France, c’est bon ?
Etc…


On aimerait rester et reprendre le cours de la vie locale qui est toujours aussi coulante et amicale mais nous ne sommes pas là pour « acheter du terrain », la route est encore longue pour le Sénégal.
A bientôt !

Resultats préliminaires de l’étude de la raketantimoustik : première mouche grillée vive en plein vol à Oualidia dans la chambre d’hotel. Pas d’autre insecte candidat pour le moment. Affaire à suivre…






