Attention Tanger

Salamaleikoum !
Nous voici arrivés à Tanger après une bonne croisière au départ de Sète.
Rien de très trépidant si ce n’est qu’on a pété un moteur en plein milieu (sûrement l’delco !) et que la croisière s’est un poil éternisée. Notre navire, le « Marakkech », est arrivé avec dix heures de retard sur l’horaire prévu et nous nous sommes retrouvés en pleine ville, de nuit, à chercher un hotel fiable pour garer la voiture. Des bribes de guide du routard recopiées à la hâte avant le débarquement nous ont sauvé la mise, on va pitêtre bien se procurer l’ouvrage entier à l’occasion. Bref, entre les formalités de départ et d’arrivée, on a mis 50 heures au lieu de 36.

Le Maroc commence à la porte d’embarquement à Sète : quelques voitures surchargées, quelques reliques de l’automobile française, du camping car…
A bord, en classe éco c’est simple et efficace, une petite cabine rustique et des repas en self service qui ne manquent pas d’exotisme de par l’ambiance et le service.

Le premier soir, un vilains roulis a mis tout le monde d’accord sur le fait de se coucher tôt. Le second soir, un chanteur traditionnel a mis l’ambiance suivi ensuite d’un match de foot France-Maroc à la télé. Le score à égalité partout a aussi mis tout le monde d’accord. 
Un petit coup d’oeil au passage sur les Baléares et le franchissement du détroit de Gibraltar a fini de nous égailler.
Débarquement dans les gaz d’échappement et longue longue file d’attente due à la présence de deux douaniers scrupuleux pour 150 bagnoles. Clin d’oeil pour ceux qui vont bientôt partir par le même chemin en famille : prévoyez des occupations (et pitêtre de la Nautamine pour tout le monde si ça remue) pour les zenfants, le temps est long à bord.
En ce qui concerne notre mission scientifique : une veille attentive sur le pont nous a permis de conclure à l’abscence totale d’insectes et donc à l’inutilité de la raquette-électrique-anti-moustique du Dr Pr Sir Miglo.
Nous poursuivons nos investigations et vous tiendrons informés de l’avancement des recherches.

Ce n’est que du bonheur, nous revoici pour de bon sur le continent Africain. Demain c’est parti pour le sud !
Bislama !




















