• Home
  • C’est qui qui fait quoi où ?
Blue Orange Green Pink Purple

Archive for décembre, 2007

Vous pouvez utiliser ce formulaire de recherche pour trouver des pages ou des articles:

déc 09

Beau voyage et mauvaise pioche

93e2f0f2d2c9c48d1194174f29f9d60b.jpg
e359ec10a963f38bab80c6579631d7a3.jpg

De Nouakchott à Cachouane, nous avons un peu perdu le fil de la toile, faute de cybers et faute de temps.
Et puis entre temps il nous est arrivé quelques imprévus mais lisez plutôt…

d718a62c1b0b9139e6515cff5beceeb2.jpg

A Nouakchott, nous avons passé notre temps à courir les ambassades. Un jour ferié menaçait de nous faire passer trois jour dans cette capitale peu agréable. Sécurité nationale de la Mauritanie pour prolonger les visas de 72h pris à la frontière et ambassade du Mali pour notre prochain passage. Armés de la plus grande motivation nous avons réussi le marathon en une journée et sans Bakchich. Ambiance un peu tendue en Mauritanie : les autorités sont peu courtoises et armées jusqu’au dents. 5af4547cc7b7b359c80c40503949ef39.jpg

ba22aa741d482ebecd470bff74ec4f29.jpg

Les nuits en auberges amènent à des rencontres improbables et nous faisons ainsi la connaissance de Saly et Michel, une Burkinabé géante et son mari français cascadeur à la retraite ainsi que de Nicolas et son père partis en fourgon. Les soirées sont animées par une bonne partie de carte (le kem’s fait fureur avec les locaux) et tôt le matin nous avons repris la route.

bfad401b07c8454700a3169070e0e1fa.jpg

De Nouakchott à Kiffa (sur la route vers le Mali), c’est la fin du Sahara et le début du Sahel. Au fil des kilomètres, la végétation s’installe pour devenir une savane. Les paysages sont sublimes. Après avoir traversé cette immense étendue de sable, l’œil se réjouit de la moindre verdure. C’est la région des grands troupeaux de bétail et le conducteur doit être vigilant car dromadaires, ânes, chèvres, moutons et vaches traversent sans cesse la route. Heureusement, cette dernière est droite et permet de voir le bétail de loin. Sur le bas côté, les innombrables carcasses de véhicules et de bêtes en décomposition témoignent de l’intérêt à ne pas conduire ni trop vite ni de nuit.

866a38963e3e14dd15e79cbdf3559eee.jpg

efe3c8905d4781dbf65e9d69fbfe1084.jpg

02c5f3df4b49228f32d2478dad67ea6b.jpg

6b65cafe9d757636b8ffacd13ceffa47.jpg

c40ed740fa4e1903a525277c345e9c74.jpg

A Kiffa, l’auberge « Phare du désert » offre une bonne halte. La vie est sensiblement plus chère en Mauritanie et les commerçants sont de plus âpres négociateurs. Il nous faut débourser entre 5 et 7€ par personne pour planter la tente… Le lendemain nous prenons la route tôt en direction du Mali. Les paysages continuent de nous surprendre. C’est sauvage à 200 pourcent et sur une falaise rocheuse nous aurons même la chance d’apercevoir des Damans des rochers, genre de marmotte du désert très mignonne.

6b23a9ae9470346de3e29bd3634187b5.jpg

9f7184b9ff289b2c4a62c1a673fe90aa.jpg

Les habitants sont principalement nomades et vivent dans de grandes tentes blanches. Quelques oasis se trouvent au bord de la route et nous nous retenons pour ne pas nous y a arrêter et rester une semaine… Sur la route pas d’encombres, du bon goudron et les sempiternels contrôles de police. Le petit cadeau est sollicité mais il suffit de dire que les précédents ont tout pris pour continuer tranquilles.

d22091e8f9b14ccd2d66ee24267098ab.jpg

Nous franchissons la frontière malienne sans soucis et arrivons à Nioro. Changement de couleur, de décor et de culture. Il y a très peu de voitures, que des mobylettes multicolores made in china. Une ambiance totalement africaine au marché et des sourires pleins les visages. La pauvreté est forte et en dînant le soir avec les locaux dans un bouiboui, nous nous retrouvons encerclés par une horde de gamins des rues qui se battrons pour les quelques plats de nouilles offerts. C’est aussi ça le voyage : se retrouver impuissant devant la misère des autres et représenter la richesse absolue. Des fois ça me donne envie de tout arrêter et de me cacher loin de ce miroir. Oui, quoi que je sois, que je dise ou que je fasse, je suis le fruit de la société occidentale et que je sois d’accord ou non avec son fonctionnement j’en ai tiré les bénéfices qui me permettent de voyager aujourd’hui. Assume !

c1ad5626f781262c171c3fe761bc7bee.jpg

De Nioro à Kayes, la végétation prends un degré de plus, les baobabs font leur apparition et la diversité d’espèces animales et végétales s’accroit considérablement. Les petits villages en terre battue se concentrent au bord des points d’eau.

df333d9882f86bc755ce83785f7d9623.jpg

A Kayes, nous rencontrons le fleuve Sénégal. Il génère quantité de moustiques dont nous devons impérativement nous protéger sous peine de palu… RAKETAMOUSTIK fait des malheurs et Aurélie en claque 15 dans sa tente avant d’aller au lit. L’ambiance est très étrange dans cet endroit, pas de touristes et des hôtels hors de prix. On marchande mais rien à faire. Plus tard, attablés devant un gros plat de Tieboudien de la gargote sénégalaise, on nous explique qu’il y a de l’or dans la région et que le weekend les prospecteurs et les exploitants descendent ripailler en ville, ils sont riches et prennent les prix comme ils viennent sans négocier. Du coup nous dormirons sur la terre battue de l’arrière cours de l’hôtel avec le mouton et la boîte de nuit pour compagnie, le tout pour 7,5€ chacun. Autant vous dire que nous n’avons pas fait de grasse mat’ !

a944cde7d58141c6ec6ed0688aa3d238.jpg

Contre tout attente il y a à Kayes un distributeur automatique de billet de banque. C’est le premier depuis le Maroc, nos bouts de plastocs bleus vont enfin resservir et nous permettre de regarnir nos caisses. Ah blaireaux que nous sommes, perdus sans la VISA.

5a6d6e4ef9b21a1d373cb6aa691e4967.jpg

Sereins, nous prenons la route vers la frontière sénégalaise. La sortie du Mali s’effectue dans une guérite et les douaniers veulent même nous retenir à manger. Du billard ! Mais côté sénégalais, tout est parti en sucette en deux phrases. La voiture n’a pas de carnet de douane, elle a plus de cinq ans et donc nous ne pouvons pas circuler au Sénégal. On veut bien nous faire un passavant de dix jours, je veux plus de dix jours, ma langue fourche je dis le mot «installer au Sénégal» et c’est fini :
«GAME OVER»

Direction bureau des douanes. Là bas, deux cars entiers sont passés à la loupe et les passagers doivent payer de lourdes sommes pour continuer avec leur bagages entiers. C’est la cohue, nous rentrons dans le bureau, la tension monte, le remplaçant du chef me questionne, je stresse, je donne des explications confuses, coups de téléphone au chef, il veut les clefs du véhicule. Misère, nous ressortons discuter dans la cours, nous re-rentrons, le ton se fait menaçant. Ok, ok, surtout ne pas finir au gnouf ! Nous tentons de réexpliquer notre cas, nous sommes de simples touristes. Je tremble pour nos bagages. Nous sommes désemparés. A chaque minute qui passe je rêve de pouvoir rembobiner la cassette de ma vie pour refaire la scène avec le douanier. Trop tard, on nous ordonne de garer la voiture dans l’enceinte des douanes et de prendre nos affaires et de ne revenir que quatre jours plus tard au retour du chef. Nous ne sommes libres, seule la voiture est en infraction.
Finalement nous négocions le déplacement du véhicule vers un hôtel où nous déchargeons tout.

ccde0efdeda65f6adb0c977ae5492842.jpg

Le lendemain matin nous chargeons tout sur une 505 direction Ziguinchor. Petit aparté pour Mathias et Miguel : vous avez gagné, on a fini le voyage en 505, la 21 c’est naze ça passe pas les frontières, dans la 505 y a plus de place et puis ça passe mieux les bosses.
A cinq heure du matin, la voiture est blindée, les planches sur le toit, tout les bagages dans le coffre et sur le siège arrière. Mission : faire 700 km sans se faire taxer les bagages et sans accident. Baital, le chauffeur nous prends 200€ pour cette course un peu particulière, nous lui demandons d’être prudent, il nous fait promettre de nous taire au contrôles de police. Nous partons à l’aube et dans les premiers 50 km, nous évitons de justesse de heurter des ânes et des vaches. Je stresse. Mais (papas et mamans rassurez vous) Baital conduit bien et sûrement et nous livre au bon port de Katakalousse avec nos affaires 12 heures plus tard.

508bd90308229986b8272cb08a61a7b7.jpg
f9b1e692465f15bcf507ec5d44166189.jpg
7e7fe1eae6468851c43507b1fefc0bd9.jpg
fb5034124dd7d247289a6ff94f9dc13c.jpg

Et puis tout s’arrête…

de5560aec29f9eb780654c7e118c88ae.jpg
2ea9515e1c889fac55ce68acb8aa1f0c.jpg
9988c79989490be2fa7ad0a39ad12715.jpg

Le ronronnement familier du hors-bord de la pirogue vient à nos oreilles et bientôt se sont les «Kassoumaye» de Papys et Ambroise qui résonnent dans le doré du coucher de soleil. Quelle joie ces retrouvailles, enfin des gens gentils dans un endroit paisible.
L’air tendre du crépuscule tropical nous enveloppe et bercés par les chants d’oiseaux et d’insectes nous retrouvons cette brousse devenue familière.

c27a626d76853d06b60697ad39fa6a73.jpg

Au bout du bolong et de la nuit se trouve notre jaune bateau « Kala nag », bien sage sur son ancre.
Il ne nous reste plus qu’à libérer titine de sa prison pour être complètement arrivés et pouvoir reprendre le fil coupé de notre vie africaine.

A bientôt !

déc 05

Arrivés !

Juste un court message pour dire que nous sommes bien arrivés au Sénégal. Nous avons retrouvé le bateau.
Notre numéro de téléphone portable est :
00 221 77 728 00 03 depuis la france et 77 728 00 03 depuis le Sénégal.
Plus de détails bientôt !!!

« Articles plus récents

Kala nag divague

  • Albums photo

    Guyane la suite...Guyane
    Navigation Brésil-GuyaneLuis Correia Brésil
    Paraiba

  • Articles récents…
    • Soyouz, c’était moi…
    • Nous v’la dans l’9.7.3 !
    • Du Brésil à la Guyane
    • Luis Correia, dernière escale brésilienne
    • Un mois dans l’Paraiba
    • Arrivés à Cabedelo
  • Les copains
    • Ecole de croisière – Convoyage : Antoine et Solène sont là !
    • La Casamance en photo par François
    • Le poulpe voyage
    • Michto aux San Blas et Colombie
    • Notre famille de Gobis
    • Ronan voyage et écrit à bord de Coriana
    • Shagshag ou la retraite à 25 ans
    • Une grande famille à bord d'Annou Ale
    • Visitez le Brésil en voilier à bord d'H2o
  • Liens divers
    • Cartes marines du Brésil
    • Devenez partenaire du microcrédit en Afrique
    • Météo marine brésilienne
    • Super comparateur de vols
  • Archives
  • Archives
    • janvier 2012
    • octobre 2011
    • juillet 2011
    • juin 2011
    • mai 2011
    • avril 2011
    • décembre 2010
    • août 2010
    • juillet 2010
    • juin 2010
    • avril 2010
    • février 2010
    • janvier 2010
    • décembre 2009
    • septembre 2009
    • août 2009
    • juillet 2009
    • juin 2009
    • mai 2009
    • avril 2009
    • mars 2009
    • février 2009
    • janvier 2009
    • novembre 2008
    • octobre 2008
    • septembre 2008
    • juin 2008
    • mai 2008
    • mars 2008
    • janvier 2008
    • décembre 2007
    • novembre 2007
    • octobre 2007
    • août 2007
    • juillet 2007
    • juin 2007
    • mai 2007
    • avril 2007
    • mars 2007
    • février 2007
    • janvier 2007
    • décembre 2006
    • novembre 2006
    • octobre 2006
    • septembre 2006
    • août 2006
    • juillet 2006
    • juin 2006
    • mai 2006
    • avril 2006
    • mars 2006
    • février 2006
    • janvier 2006
    • décembre 2005
    • novembre 2005
    • octobre 2005
    • septembre 2005
  • Search






  • Home
  • C’est qui qui fait quoi où ?

© Copyright Kala nag divague. All rights reserved.
Designed by FTL Wordpress Themes brought to you by Smashing Magazine

Haut de page