Et alors kesse vous avez eu pour Noël ?
On a eu plutôt beau temps, ensoleillé même, voire franchement joyeux. Au village pour la Noyel, on met le paquet, surtout quand il y a deux baptêmes le même jour. On sort les boubous neufs, on tue des cochons, on trait tout le vin de palme possible des palmiers alentours et on branche le groupe pour faire péter la sono.
Le 24, tout le monde se consacre aux préparatifs et part chercher des qui à droite à gauche. Des qui ? Ben, des cousines à Vendaye, des frères même père même mère à Elinkine, des cochons à Djoratou, moult bidons de vin de palme à Ebounkout… Les femmes se tressent, font des beignets, les hommes coupent le goret et portent les bidons de vin. La récolte du riz, abondante cette année, est presque terminée, il est temps de festoyer !

La nuit tombée, le vin de palme ou bounouk, coule à flot, on mange des gros bols de riz-cochon et la sono envoie ses décibels sous le ciel étoilé faisant danser nos pieds dans le sable. Nous battons en retraite tard et gonflés de bounouk, qui a pour désagrément de continuer à fermenter méchamment une fois ingéré…
Le 25, tout le monde est réuni sous le grand fromager pour la messe de Noyel et le baptême de deux marmots. L’église n’est pas terminée alors c’est en plein air. Derrière les fidèles une table est dressée avec beignets, jus de bissap, cocas et bouteilles de whisky. Les rares musulmans attendent à l’ombre que ça se termine.

Tout le village est là, l’ambiance monte dès l’apéro, la sono aussi, ambiance latino pour faire danser les vieux. Ca rigole, ça chahute et surtout ça danse. Nous participons avec entrain, entre deux virées au bateau pour la baignade. C’est bon Noël à Sifoka.






Allez hop un petit film rien que pour vous, avec spéciale dédicace à Yannou et Akela :
Dès les festivités terminées (pour nous car eux vont continuer encore deux jours), nous filons vers le nord pour faire un petit séjour au bord de l’océan. Nous mouillons pour dix jours accompagnés des copains Solène et Antoine et leur voilier ShagShag, Gégé, Soizic et Tom nous y rejoignent plus tard.

Sur la plage, un arbre bien touffu offre un chouette campement, en deux jours le bateau est transvasé à terre, avec étagère, marmites, et toiles de tente. On déballe tout, le hamac, les planches et l’annexe à voile, cerf volant, canne à pêche, pétanque, belotte…


Pour la pêche il faut de l’appât, la technique est simple : un creuseur et un gardien de but. Il faut fouiller les trous des crabes dans le sable qui une fois délogés, jaillissent à toute vitesse pour se réfugier dans l’eau.

C’est là que le gardien intervient armé d’une paire de Tongue et stoppe le malheureux crustacé fugueur. 
Ensuite c’est une affaire de patience. La pêche porte ses fruits, enfin ses cons, puisqu’on pêche surtout des poissons chats de mer nommés localement « cons » ce qui, imaginez-vous, donne mille et une possibilité de jeux de mots hilarants.


Une murène vient quand même une nuit se prendre à notre ligne de fond. Woui mais un nouvel an sans dinde ce n’est pas un nouvel an alors Loïc se met en quête de volatile. Armé de son arc et de toute la ruse du chasseur, il se construit une cabane de camouflage au bord d’une mare d’eau douce, y mène un affût redoutable et voilà t’y pas que le matin du 31 il fait mouche sur un Pélican !

Voici donc pour vous en avant première la recette du Whelican au Pisky :
Ingrédients : un arc Décathlon à 28€ hors frais de port
Une bouteille de très mauvais Pisky à 2€
Du papier de verre pour affuter les flèches dudit arc
Une paire de botte bleu et blanches pour aller récupérer les flèches dans la mare
Dépecer le Whelican, et le couper en morceaux. Ouvrir la bouteille de Pisky et le gouter. Faire revenir les morceaux de Whelican avec des oignons. Regoûter le Pisky pour être sûr… Bref, vous prenez la recette du Canard au Whisky et vous remplacez par du Pélican et le tour est joué.

Nous ripaillâmes donc comme il se doit à cette date, autour du feu, sous l’arbre et en bonne compagnie. Le Pélican fût très bon, et les jours qui suivirent aussi.


Le séjour fût conclu par une petite virée sac au dos à la découverte d’un village inconnu et de son île aux oiseaux (visite effectuée sans l’arc), heureusement le chemin était bien balisé !




Bonne année à tous et à toutes et puis allez, comme vous avez été sage, nous vous offrons un petit cadeau de Noyel : un nouvel article du magasin Accastillage MC à prix coutant. Pour seulement 2,85€ satisfait ou remboursé procurez vous dès aujourd’hui l’EXPULSATOR®, pour télécharger le dépliant cliquez là là là lala.
Nous sommes sur le point de récupérer Mabé et Guillaume venus de France pour quinze jours à bord. Il se pourrait qu’on rigole bien, et puis plus tard il se pourrait bien qu’on file aux îles du Cap Vert voire même beaucoup plus loin par delà le grand océan, mais chut ! Kala nag ne le sait pas encore…







