4h36, je retrouve avec satisfaction la saveur oubliée des nuits en mer. La petite brise de nuit a bien voulu souffler assez fort pour propulser Ti madras, le catamaran de Victor. Ces nuits d’août n’ont rien à envier à leurs consœurs tropicales.
De larges phosphorescences s’allument dans le sillage des deux coques. Intriguée par leur taille inhabituelle, je fouille l’eau noire à l’aide d’une puissante torche et je découvre que nous naviguons au milieu de milliers de petites méduses (Pelagia noctiluca). Celles stressées par notre passage deviennent phosphorescentes. Je retrouve aussi mon pote des deux hémisphères, Orion et son grand chien qui se lèvent lentement. Quelque part à l’ouest, malheureusement trop loin pour être vu, le Stromboli, phare naturel millénaire, éclaire la nuit des ses éruptions.
Loïc, Victor, Eva, Pierre et Olivier dorment paisiblement pendant que je savoure ces quelques heures de solitude. Vivre à six sur un catamaran, même grand et confortable, relève parfois de la Loft story. Je pense à notre maison, Kala nag, délaissée dans son fin fond de port brésilien.
Avec Ti Madras, tout a commencé il y a quinze jours en Corse quand Loïc a embauché comme skipper.

C’était « Bonifacio-le-15-août » ou « qui-a-le-plus-gros-yacht » et le montrer à tout le monde sauf que tous les autres nases ont eu la même idée. Flambe, fric, strings, envieux et gros cons labourent impitoyablement la calanque. Les carènes léchées des yachts à cinq étages de barres de flèche se reflètent dans les yeux des badauds transpirants. C’est la foire à l’empoigne, il y a plus de coques que d’eau dans le port et même le plus crado de tous les mulets ne survivrait pas à une telle marée humaine.
Nous quittons enfin Bonifacio, toutes voiles dehors. Le catamaran Ti Madras (Nautitech 435) avec ses presque 13,4 mètres de long et 6,66 de large (deux Kala nag côte à côte) file facilement 6 ou 7 nœuds, même au près et sans inconfort notable. Mes pilules contre le mal de mer sont restées dans le fond du sac et même les plus invertébrés fumeurs du bord ne semblent pas incommodés…
httpv://www.youtube.com/watch?v=cGlg4XkUAOw
La Sardaigne nous offre enfin les beaux mouillages quasi déserts dont nous rêvions et les fond sous-marins aux eaux turquoises (et à 29°C) des nombreuses réserves naturelles nous permettent d’étrenner la super caméra étanche. Les lignes de traine nous envoient quelques bonites à dos rayé. Bref la croisière s’amuse et continue sa route en Sicile pour de nouvelles aventures…









Ouah…. ça a l’air trop top top top le catamaran en méditerranée nénés…. Quand est ce que vous venez nous raconter votre « loft boat summer » dans notre maison du bonheur roscovite ???
On a soif de vos aventures (tiens d’ailleurs il faut que l’on cause bon cru bordelais) et puis par chez nous il y a un beau jaune qui se pavane sur le terre plein morlaisien, v’oui ça vaut le détour !
Alors à tou’t bentôt les carambarophiles, on ira pêcher des kilos de crevettes…